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Ce texte évoque brièvement la position de psychanalystes importants face au problème de l'agressivité dans la constitution du psychisme et en psychopathologie. Seront abordées successivement les positions de Sigmund Freud, de Melanie Klein, de Donald Winnicott et de Jean Bergeret.
Freud, durant une longue période de son œuvre (en fait jusqu'à 1920, date d'apparition du concept de Pulsion de Mort), ne s'est pas soucié d'accorder un statut métapsychologique spécifique et précis aux motions agressives et, en opposition avec Adler, il s'est refusé à donner à l'agressivité le statut d'une pulsion particulière.
Dans ses constructions métapsychologiques, la position centrale revenait à la libido, la pulsion sexuelle, les différentes manifestations agressives n'étant conçues à ce moment que comme des avatars ou des sous-produits de la pulsion sexuelle; on peut penser ici avant tout au sadisme anal conçu par Freud surtout comme une régression face au conflit œdipien, et à la jalousie œdipienne. La pulsion sexuelle et le conflit œdipien restent donc les organisateurs principaux de la pensée de Freud à cette période.
Dans Les trois essais sur la théorie sexuelle (), il évoque bien une pulsion d'emprise visant à s'emparer de l'objet mais il la ramène ensuite au statut de dérivé d'essence libidinale, en opposition avec le concept Adlérien d'une pulsion agressive liée à la «volonté de puissance».
Le petit Hans () présente des motions agressives évidentes mais elles sont conceptualisées comme un sous-produit du conflit œdipien. (En 1923, cependant, après l'introduction du concept d'une Pulsion de Mort (1920), Freud réabordera le cas du petit Hans en admettant l'existence d'une pulsion agressive distincte de la pulsion sexuelle).
On peut faire les měmes remarques à propos de Totem et Tabou (), le meurtre du père restant lié à Éros puisqu'il s'agit de pouvoir disposer de toutes les femmes. Dans Malaise dans la culture (), au contraire, le danger principal sera celui de la Pu