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Cet ouvrage collectif s'inscrit dans la perspective de L'association internationale de psychanalyse de couple et de la famille. Il développe au travers d'un travail collectif d'une vingtaine d'auteurs1 l'ambition de proposer des réponses à ce que A. Eiguer définit comme nouveau fléau de la société contemporaine : la violence dans le monde domestique. Depuis deux cent cinquante ans, écrit-il, nos sociétés ont œuvré pour que les liens de famille deviennent plus souples, plus tolérants, plus égalitaires que par le passé. Pourtant les violences ne cessent d'y augmenter, aussi bien les violences franches que les violences insidieuses et perverses, celles qui visent l'asservissement d'autrui. Il suggère d'y voir l'effet de la crainte de la perte de maîtrise du lien, peur mobilisée par l'évolution sociale vers un rééquilibrage entre l'homme et la femme, le parent et l'enfant.
A.M. Nicolo présente quant à elle la violence moins comme destructivité innée, ou comme renvoyant à une dualité pulsionnelle hypothétique mais plutôt à un rapport structurel intrapsychique que l'individu établit à partir de la rencontre avec son environnement. Elle ouvre à la discussion sur la différenciation nécessaire entre agressivité destructrice et agressivité constructrice. Passant par Winnicott et son concept de vitalité destructrice de l'individu, « symptôme du fait d'être vivant », elle différencie l'agir violent comme communication d'un autre agir qui se défait par la violence d'un conflit inélaborable. Citant Jeammet elle nous rappelle qu'il existe une énorme différence entre la violence et l'agressivité car la deuxième entretient le lien avec l'objet alors que la violence est desujectalisante ; ce qui peut nous ramener aux travaux de Green sur la fonction objectalisante et son antagonisme, la fonction désobjetcalisante que l'on peut décrire en s'appuyant sur les termes de liaison et de déliaison, moins chargés idéologiquement qu'Éros et Thanatos.
Mais c'est l'ensemble des auteurs ici rassemb