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Cet ouvrage, paru dans la collection « Prévention en maternité » dirigée par F. Molenat, rassemble les contributions de près de 40 auteurs d'horizons variés : des textes de psychanalystes à ceux d'obstétriciens en passant par les psychiatres, neuropharmacologues, sages-femmes, néonatalogistes, chercheurs, psychologues… Ces auteurs ont tous en commun un intérêt pour le stress. Ce concept multidimensionnel, au croisement du biologique et du psychologique, entre normal et pathologique, adaptation positive et excitation destructive est étudié ici sous l'angle de la grossesse et plus particulièrement sous l'angle de l'impact du stress pendant la grossesse sur le bébé.
Depuis plus de 10 ans, le stress est incriminé comme cause de prématurité mais aussi comme responsable de difficultés diverses chez les enfants : retard de développement, troubles de la personnalité… D'un autre côté, l'utilité du stress comme facteur d'adaptation face à l'imprévu relève de l'expérience quotidienne. La grossesse étant par essence un moment déstabilisateur, elle peut représenter un évènement stressant, mais pas forcément délétère. Comme l'indique L. Roegiers, l'effet du stress dépendra de la façon dont les émotions sont assimilées et des supports pré et post-nataux. Où se situe donc la limite entre intervenir et laisser faire ? L. Roegiers, dans son introduction, aborde la prévention de base en périnatalité comme l'activation des compétences maternelles, elle doit être envisagée par son versant positif, celui de la sécurité émotionnelle. Citant F. Molenat, il insiste sur le fait que cette sécurité est l'éprouvé d'être relié à des personnes qui associent leurs compétences et leurs préoccupations en vue de réunir les meilleurs conditions de naissance. La détection des facteurs de risques n'est pas à rejeter mais elle est à l'arrière-plan de la détection des compétences.
Après cette introduction, l'ouvrage se divise en plusieurs parties. La première « Un problème de santé publique » s'attarde sur