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« Au fond de son âme,
Un nid de souvenirs
Chanta un jour,
Et avec de vraies larmes il écrivit
Ses soupirs marquant la mesure. »
Prologue de Pagliacci Ruggero Leoncavallo
L'idée de ce texte découle d'une série d'exposés écrits, au fil des années, sur trois opéras de Mozart : Les Noces de Figaro, Dom Giovanni et La Flûte enchantée1. Ces intérêts étaient aussi en lien indirect avec des questions cliniques et des préoccupations théoriques qui portaient sur les processus de symbolisation mais aussi sur les épineux problèmes du jeu2, de la créativité et de la création.
Dans un récent travail3 portant sur les rapports entre maladie et création, j'avais tenté de comprendre la transformation brutale de la veine créatrice du compositeur des Contes d'Hoffmann : J. Offenbach. Quelques mois avant sa mort, très malade, il écrit cet opéra totalement en rupture avec ce qui avait fait sa gloire et sa fortune : l'opéra-bouffe4. Il obtient - l'œuvre est créée peu après sa mort - une consécration unanime qui va traverser le temps. Les Contes d'Hoffmann sont souvent à l'affiche et P. Domingo, dans son livre de souvenirs, confie avoir chanté le rôle plus de 200 fois !
La Flûte enchantée est composée, elle aussi, quelques mois avant la mort de Mozart. Le compositeur est très malade et son opéra diffère par ses thèmes de sa production habituelle. Ce renouveau d'inspiration