You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
P. Delion s'adresse à un enfant et propose de lui montrer les étapesclés du développement, et de ses avatars, depuis la vie intra-utérine jusqu'à l'aube de l'adolescence. Il utilise une langue aisée, cherche parfois à apprivoiser l'enfant en imitant son langage, afin de faciliter l'attrait pour son propos.
L'auteur souhaite faire comprendre à l'enfant, et à ses parents, que la société actuelle - qui constitue son environnement et qui préside à sa croissance physique et psychique - a tendance à privilégier la réponse à l'urgence pulsionnelle, et montre des difficultés à différer et à limiter les exigences des désirs. Les grandes inhibitions du passé ont cédé la place à la large palette des troubles du comportement qui émergent d'éducations en mal de limite, de cadre, de médiation de la violence, d'espace pour jouer, penser et mettre en mots. Il nomme la souffrance de l'enfant tout-puissant et perdu, et des parents démunis, en arrièreplan de ces symptômes. Il met en garde le jeune quant à l'attraction pour la télévision, les jeux à l'ordinateur, les écrans qui gavent mais ne nourrissent pas.
P. Delion détaille trois thématiques au fil du texte : celle de la motricité, de la genèse de la vie psychique et du langage.
P. Delion s'attarde sur la voix « motrice » du bébé à laquelle répond la « voix lactée » maternelle, souligne l'importance des sphincters dans la perception du dedans et du dehors de soi, dans la sensation de maîtrise de soi et de l'autre, et expose la différence entre l'agressivité jugulée et médiatisée, et l'explosion « musclée » de la violence brute.
L'auteur pointe l'importance de la vie pulsionnelle et de la sexualité infantile dans la façon qu'a le petit de l'homme de découvrir le monde. Il montre combien les capacités de représentation et de sublimation de l'enfant sont utiles pour lui permettre de tolérer les frustrations et de promouvoir d'autres investissements que ceux auxquels il doit renoncer ; il cite les désillusions au niveau des liens œdipiens