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L'impasse s'installe graduellement dans le maintien des conditions extérieures du cadre (Etchegoyen, 1991), contrairement à la réaction thérapeutique négative qui prend souvent forme de crise avec attaque ou tentative de modification du cadre. L'impasse traduit à la fois un degré d'élaboration du processus analytique et la mise en place d'une résistance centrale pour contrer un approfondissement de l'analyse. Selon Meltzer (1967), elle survient lorsque l'analyse arrive au niveau de l'assomption de la souffrance. L'analysant cherche alors à immobiliser l'analyste à ce point, par la mise en place d'un fantasme inconscient auquel les deux protagonistes sont convoqués à souscrire. Ce mouvement est susceptible d'amorcer insidieusement le développement d'une névrose de contre-transfert et de paralyser le processus analytique, devenu retranché dans un bastion (Ferro, 1993). D'un point de vue global, on pourrait soutenir que c'est une étape nécessaire à l'approfondissement de toute analyse ; d'un point de vue restreint, on pourrait soutenir que c'est une balise de la limite ou de l'inachèvement de toute analyse. L'enjeu présenté ici s'appuie sur la position de Maldonado (1984) selon laquelle l'analyste peut identifier, dans le contenu verbal manifeste présenté par l'analysant, certains types de représentations qui figurent l'impasse, d'un côté, et qui, paradoxalement, assurent une prise sur une mobilité psychique offrant un levier pour la dénouer, d'un autre côté. Ces représentations sont des images d'objets statiques ou inanimées, ou de mouvements inutiles et stéréotypés (le cobaye dans sa cage), figurant la représentation du processus par le patient. Du côté de l'analyste, c'est surtout du côté de la représentation-affect que l'expérience se manifeste (fatigue, impatience, perte de confiance dans le processus). C'est l'utilisation de la conjonction de ces éléments qui est ici présentée.
Une patiente, dont la cure dérivait manifestement vers l'impasse, se compar