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Ce livre m'a intéressée dans la mesure où l'auteur se penche sur la responsabilité qu'ont les psychanalystes dans la perte d'influence et d'attrait que connaît leur discipline au sein des acteurs de la santé mentale et des intellectuels en général, pour ne pas parler de l'opinion publique.
Je n'aurais sans doute pas eu envie d'en parler s'il avait été écrit dans un but d'attaque stérile ou dans un désir d'hurler avec la meute, mais il n'y a rien de tel ici. L'auteur, psychothérapeute psychanayltique lui-même, se montre satisfait de son analyse et de son analyste. Il déclare utiliser tous les jours les concepts psychanalytiques dans son travail avec ses patients et il pense qu'ils sont irremplaçables. Il apprécie ses collègues psychanalystes, leur rigueur de travail et leurs qualités humaines. Il est donc désolé de constater que cette invention (la psychanalyse), qu'il qualifie d'extraordinaire et de géniale, arrive de moins en moins à se faire entendre dans les débats d'idée.
Partant de sa position « d'électron libre », puisqu'il n'est pas psychanalyste, puisqu'il n'appartient à aucune école ou société de psychanalyse, il s'autorise à une analyse quasiment sociologique des institutions chargées de la formation et de la clinique des praticiens psychanalystes.
Laissant de côté les attaques venant de l'extérieur, son propos s'est centré sur l'observation qu'il fait des problèmes internes aux milieux psychanalytiques, et c'est là qu'il identifie la cause majeure des difficultés actuelles. Il en entreprend une analyse méthodique et sans complaisance dont la visée est de permettre au mouvement une reprise moderne créative et vivante.
S. Dupont commence par décrire le malaise actuel autour de la psychanalyse, il souligne l'attitude défensive des psychanalystes lorsqu'ils se contentent de penser que les critiques dont ils sont l'objet peuvent se résumer à des résistances inconscientes qui ne seraient finalement que des preuves supplémentaires du bien fondé de leurs pratiques et