You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La pandémie Covid-19 est envisagée comme un « fait social global » qui met en évidence les vulnérabilités d'un mode de développement et d'organisation d'un monde « globalisé », dominé par le capitalisme financier et la virtualisation propagée par les technologies numériques. Les bouleversements des contenants métasociaux générés par la rencontre d'un virus avec la « disponibilité » du monde annoncent de ce point de vue ceux que nous allons affronter au cours de la période de catastrophes écosystémiques dans laquelle nous sommes entrés. De ce point de vue, la prise de conscience aigüe de cette vulnérabilité, ainsi que l'écho accru des analyses pluridisciplinaires de ses déterminants, pourraient accélérer les changements systémiques radicaux susceptibles d'atténuer les impacts du désastre écologique, mais surtout faire advenir une autre manière d'habiter le monde et de vivre en société. Dans une telle perspective, la contribution des psychanalystes pourrait s'avérer aussi utile que celles des chauves-souris. L'auteur considère que cela suppose cependant une remise au travail en profondeur de la métapsychologie psychanalytique, dont il présente les grandes lignes.
Pandémie, Covid-19, catastrophes, écosystèmes.