You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Par une chaude journée d‘été du mois d'août, Maurice Haber nous a quittés en silence. Il n‘était pas bien depuis quelques mois et nous savions qu'il souffrait d'une grave maladie évolutive même si certains d'entre nous ont eu le plaisir d'avoir encore de bons échanges avec lui dans le courant de l'année dernière.
Je m'exprime ici au nom des membres du conseil d'administration et de tous les membres de la Société Belge de Psychanalyse que je représente. Je fais aussi référence à nos nombreux collègues à l'étranger, qui nous ont adressé leurs condoléances.
Maurice était un homme droit et sincère pour lequel nous avons toujours eu beaucoup de respect et d'estime et que j'ai personnellement apprécié lors de nos moments de travail communs, pendant ma propre formation et plus tard au niveau de la commission d'enseignement.
J'ai toujours apprécié son intelligence, sa finesse, sa modestie et son humour. C'était un collègue de grande qualité humaine, qui nous a formés avec passion et dont nous gardons un souvenir vif et respectueux.
Sa contribution à la Société Belge de Psychanalyse est impressionnante. Maurice est l'exemple de quelqu'un qui, malgré un passé traumatique d'enfant caché, a fait preuve d'une grande résilience. Il est devenu un médecin doué d'une grande capacité d'empathie, très engagé dans la communauté dans son ensemble et dans le monde de la psychanalyse en particulier. Pendant son adolescence, il quitte l'athénée de son plein gré pour s'inscrire avec des copains dans une école technique. Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur technicien, il a travaillé un certain temps aux ACEC à Charleroi, puis au laboratoire Bordet comme ingénieur électronicien en collaboration avec le professeur Christian de Duve, lauréat du prix Nobel. Là, l'intention de reprendre des études se réactualise. Après ses études de médecine, il poursuit sa spécialisation en psychiatrie.
Il commence une analyse dans les années soixante et devient membre de la Société Belge de Psychanalyse en 19