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Nul ne peut ignorer les modifications profondes que connait notre société contemporaine. Ces transformations touchent l'humain dans ses différentes structures qu'il s'agisse de l'identité, de la famille, du rapport au temps, au travail, à l'environnement, aux modes de connaissances (numériques…). Si ces mutations peuvent avoir des aspects positifs, elles peuvent aussi présenter des versants beaucoup plus noirs accélérant les fractures sociales, la précarité, l'exil… et développer des pertes de repère, du stress et des violences traumatiques qui entament la sécurité indispensable à l'épanouissement de tout un chacun.
Les possibilités d'expression de la souffrance psychique sont teintées de cette influence sociétale.
Comment le psychanalyste peut-il entendre et recevoir celle-ci dans une meilleure connaissance du désarroi ambiant et créer ainsi le cadre le plus propice pour une aide psychique intégrée et vivante ?
Serions-nous prêts, nous psychanalystes, à repenser les fondements de nos théories et de la technique analytique s'il appert que celles-ci nous coincent plus qu'elles ne nous aident, dans ces nouvelles configurations sociétales ?
Ce sont ces questions que nous vous proposons d'explorer dans ce numéro à la suite du colloque organisé par la SBP 1 dont l'objectif était d'entamer un dialogue avec d'autres disciplines concernées par ces bouleversements afin d'enrichir notre compréhension de la complexité sociétale contemporaine.
Pour entamer ces réflexions, l'idée originale d'une impasse projective face au changement climatique, que nous devons à Denys Ribas, nous a convaincus par sa pertinence. Dans l'article : « Climat. L'impasse projective. », l'auteur élargit son propos traité dans son dernier livre : Déni Climatique . C'est via la projection et la perte topique de l'extérieur comme lieu projectif que le lecteur est conduit à penser et repenser l'abord de la crise climatique quand le déni règne en maitre. Denys Ribas, fort de ses no