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Il est peu connu en Occident que, pendant l'entre-deux-guerres, période de remarquable épanouissement culturel, la psychanalyse a subi une diffusion rapide et assez large en Roumanie, la situant à ce moment-là parmi les pays européens les plus ouverts aux idées novatrices de Freud. L'ample volume Freud et la psychanalyse en Roumanie de G. Brãtescu, , qui n'a toujours pas été traduit dans une langue de circulation internationale, contient une riche documentation sur cette situation surprenante. Prenons un seul exemple concluant: les thèmes psychanalytiques de plus de dix thèses de doctorat en médecine soutenus en moins de vingt ans à Bucarest et Cluj.
Ce début très prometteur tient aussi à la parution des premières revues de psychanalyse en Roumanie, adressées aux spécialistes. En 1934, le docteur Paul Schwartz, psychanalyste, publiait la première revue de ce genre, dont le titre était, paradoxalement, « La Revue internationale de psychanalyse ». La justification du titre tenait dans le fait que les psychanalystes roumains ne pourraient pas assurer la continuité et le haut niveau de la revue, qui devait avoir un rythme de parution trimestriel. Malheureusement, le premier numéro, qui totalisait cinquante-six pages, fut aussi le dernier.
Quelques mois plus tard, on publie également « La Revue Roumaine de Psychanalyse », initiée par un autre médecin, psychanalyste … Constantin Vlad. Voix du « Cercle Roumain d'Études Psychanalytiques », la nouvelle revue s'adressait toujours à des spécialistes (des médecins), qu'elle voulait mettre au courant de la psychanalyse et entraǐner dans les débats provoqués