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Freud, tout au long de son œuvre, ne cesse de parler d'amour. Il s'intéresse à ses différentes formes, dont deux principales émergent:
l'amour proprement dit, dans tous les développements de la psychopathologie de la vie amoureuse1;
l'amour de transfert dans la clinique analytique. Une difficulté attend Freud au tournant de la découverte de l'inconscient: quelle est la nature des sentiments transférentiels positifs (au moins au début) des patients sur la personne de l'analyste?
Déjà en 1907, il déclare lors d'une des soirées du mercredi: « Nous contraignons le patient à renoncer à ses résistances par l'amour pour nous. Nos traitements sont des traitements par l'amour2. »
Cette conception de l'amour de transfert est encore imprécise. Son déchiffrement des arcanes de l'amour le conduit à comparer et à distinguer nettement les places respectives de l'amour proprement dit et de l'amour de transfert.
Il va considérablement évoluer dans ses points de vues, surtout en remaniant sa théorie des pulsions. Nous relevons ainsi que l'amour est au confluent de plusieurs concepts analytiques qu'il faut utiliser afin d'en rendre compte: sexualité ou libido, pulsion, identification, pour ne citer que