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« Juste une chose encore… »
Les mots d'Aline suivent immédiatement les miens, ceux qui lui signifient que l'heure est venue, pour doucement les contredire. La chose encore prolonge la séance, parfois de quelques minutes. Cette particularité s'est ensuite étendue à l'interruption des vacances, qui la fait protester: « j'ai besoin de vous. » Elle ajouterait volontiers quelques séances comme elle ajoute des minutes — plus tard, quand l'humour trouvera la liberté de s'en měler, Aline formera le projet de créer une association de patients dont le premier but serait de faire baisser les honoraires de l'analyste afin de le contraindre à diminuer son temps de vacances.
Parmi ce qui menace l'ouverture sur l'inconnu, en quoi consiste l'attention flottante, il y a l'expérience; ce qui, chez l'analyste, s'est constitué, sédimenté en savoir; plus précisément ce qui, au sein de ce savoir, s'est immobilisé, à l'abri du questionnement. Pour le comportement d'Aline, les interprétations sont déjà là, toutes prětes. Cela commence par la maǐtrise de la séparation et se poursuit avec l'angoisse, dans deux grandes directions possibles. L'une suit la piste oedipienne de la rivalité: mordre de quelques minutes, de quelques séances sur le temps que l'analyse partage avec quelqu'un d'autre. L'autre direction emprunte la voie plus archaïque de l'abandon: ne me rejetez pas! Je n'ai commencé à entendre quelque chose, par-delà ces voies trop vite frayées, qu'en cessant d'isoler le moment de la séparation, l'instant de la fin, du reste de la séance. Contrairement à certains qui s'installent sur le divan sans měme le toucher, Aline