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Je ne me lancerai pas ici dans une étude approfondie du parasitisme, cette pathologie du narcissisme primaire, mais je voudrais orienter tout au long de cet article nos réflexions sur ce qu'on pourrait appeler une perversion de la dépendance: il s'agit d'abord de l'existence, dans toute forme de parasitisme, de ce que je nomme une triangulation perverse, accompagnée généralement d'une idéalisation du parasite. Sous cette idéalisation se tient le fantasme d'une relation parentale incestueuse à double sens: l'enfant entretient une relation incestueuse en réponse à la relation incestueuse que le parent a joué lui-měme avec son enfant. Ce type de confusion, qui donne des analyses impossibles ou interminables, est à discerner le plus rapidement possible par l'analyste afin de permettre au patient d'isoler sa partie parasitique du reste de sa personnalité. Cet article a pour but d'aider à ce discernement et témoigne en měme temps à quel point il est long et difficile.
Je voudrais en guise d'introduction rappeler les réticences de Freud à parler des patients en cours de traitement: un discours scientifique poursuivi parallèlement à un mode de fonctionnement psychique fait de rěverie associative ne pouvait, selon lui, qu'entraver ce dernier. Est-ce exact? Qui attend, parmi nous, l'achèvement d'un traitement pour émettre des hypothèses théoriques à son sujet, et měme les coucher par écrit? En quoi