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Notre hypothèse de travail est que le mythe qui porte le nom de Pygmalion réussit le mieux à rendre compte du processus de l'idéalisation, de son rǒle dans la vie psychique de l'individu. Ainsi il dévoile le mieux l'idéalité dans sa position intermédiaire, de pivot, entre le stade narcissique et le stade œdipien. Il s'agit d'un mythe qui a suscité moins l'intérět des psychanalystes que celui de Narcisse ou d'œdipe.1
Laissons Ovide nous raconter le mythe dans le livre X de ses «Métamorphoses».2 Ce poème est l'un de plus long que nous a laissé l'antiquité — quinze livres, plus de douze mille vers. Commencé en 756/2 de notre ère,