You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce travail est une étude critique à propos d'une notion décrite par Mélanie Klein conceptualisée à partir de sa clinique. Les disputes suscitées par la notion, les généalogies de son sens, les tracés historiques qu'elle suit nous guident à travers l'ensemble du champ psychanalytique, comprenant les kleiniens, les annafreudiens, les lacaniens et l'école de Laplanche, références à Freud et Ferenczi inclues.
Klein introduit l'idée d'identification projective à propos d'un fantasme primitif: les «mauvais parties «du Moi sont projetées dans l'autre (la mère de préférence) à» l'intention «de lui faire du mal, de le prendre en possession, de le contrǒler du dedans. Á la fin, l'autre n'est plus perçue comme individu distinct, mais comme “la mauvaise personne”.
Le livre travaille le développement, à l'intérieur du champ analytique, de l'identification projective comme concept-symptǒme, un acte raté théorique, généré par le conflit qui se joue entre, d'un cǒté, l'aspiration de Mélanie Klein de “penser avec les mots” ce que se passe dans l'analyste à propos de son patient, de rendre discours sur les états (de disconfort) déclanchés a l'intérieur de l'analyste par la realité concrète de son patient et, de l'autre cǒté, la fidelité freudienne l'obligeant se murer dans l'univers de la realité interne, psychique.
L'identification projective met en question le rapport entre subjectif et objectif et la clinique actuelle est un repère central pour son évolution.