You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cadre fini — psychanalyse sans fin: c'est le thème de ce livre signé Matei Georgescu. Il s'agit, plus précisément, du rapport tendu, obscur et glissant entre l'expérience clinique du thérapeute, délimitée et “encadrée” dans l'espace, et le processus temporel qu'engage le regard de l'analyste posé sur le quotidien. L'analyse n'est pas finie lorsque la porte se ferme derrière le patient, disait Freud. En un certain sens, c'est à ce moment qu'elle commence.
Ainsi, les élaborations et les perlaborations du psychanalyste, sa réflexion interprétative sur ses réactions contretranférentiels, la «déconstruction» de ses propres symptǒmes, ses associations libres effectuées après coup, avec la violence de la révélation, ont lieu dans l'après coup, le plus souvent.
Cependant, le clinicien n'est pas un ermite, retiré du monde avec arrogance, mais un acteur profondément impliqué dans l'éclaircissement des mécanismes qui président au fonctionnement du monde social.
Le jeune et brillant psychanalyste Matei Georgescu, docteur en psychanalyse de l'Université Paris 7, ne partage pas l'autisme hargneux dont souffrent nombre de ses collègues roumains. Il réfléchit sur les événements, les relations et les personnages du monde, sans solution de continuité entre le cadre clinique, la recherche académique et le journalisme culturel. Car, en effet, parallèlement à son activité clinique, Matei