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A la date de parution de ce numéro de la Revue Roumaine de Psychanalyse, un événement d'ampleur aura déjà eu lieu: le Colloque International de Psychanalyse sur la thématique « Les défis de la psychanalyse au XXI-ème siècle: Penser la haine et la violence ». Déroulé à Bucarest, entre le 30 octobre et le 1er novembre 2008, le colloque a réuni des psychanalystes de Roumanie et de toute l'Europe, ainsi que des psychothérapeutes roumains d'orientation psychanalytique. Le troisième jour des ateliers, organisé autour de « La haine dans la culture », il y a eu des interventions de philosophes, d'écrivains et de journalistes, dans un désir d'ouverture de la psychanalyse au milieu culturel roumain.
L'événement a été un vrai succès. Les conférences plénières et la plupart des présentations dans les ateliers ont présenté des approches psychanalytiques théoriques et cliniques, et elles ont capté l'attention de tout l'auditoire, non seulement des spécialistes.
Même si les communications du colloque ne sont pas publiées dans ce numéro de la revue, mais dans les prochaines parutions, l'événement a été trop important pour qu'on l'oublie dans cet éditorial. Il marque deux grands points concernant la psychanalyse en Roumanie.
Le premier, peut-être le plus important, concerne ses rapports avec la psychanalyse dans les pays ayant une tradition dans ce domaine. Même si, du point de vue spirituel et intellectuel, la psychanalyse a, chez nous, un passé plus ou moins éloigné (les thèses de doctorat de la période de l'entre deux guerres, la pratique psychanalytique avant ), elle peut être considérée comme étant jeune, en regardant du dehors des frontiè