You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Résumé: Le retour à la situation d'„élève”, l'inscription dans la filiation freudienne, la dimension de la „croyance”, au moment de passer d'une démarche jusque là „privée” (l'analyse personnelle) à une position professionnelle explicite, soumettent le nouveau psychanalyste à l'âge des neuro-sciences et de la médecine „scientifique”, à un certain nombre de tensions qui peuvent favoriser chez lui une crise identitaire.
Quand après une formation médicale, scientifique ou même universitaire dans le cadre de la psychologie, l'idée de devenir psychanalyste s'impose, l'individu est alors confronté à un remaniement, non seulement professionnel, mais aussi identitaire. (Lors de nos jours les psychanalystes ont le plus souvent une première carrière dans un domaine proche « psy » ou plus éloigné, médecine, sciences économiques, journalisme, etc.)
L'ensemble des références antérieures peut être bouleversé, à la fois dans la pratique clinique (cadre de la consultation, contenu de la relation thérapeutique), que dans les modalités d'une formation singulière (enseignement irréductible au savoir universitaire, supervision valorisant l'implication subjective). Le passage d'un cadre de référence à l'autre ou leur coexistence pourraient-ils susciter honte ou culpabilité, par le vacillement induit entre les deux mondes, par la perte des repères ou la transgression inévitable de règles incompatibles?