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« Nous avons tous la tendance à somatiser lorsque des circonstances à l'intérieur ou à l'extérieur de nous dépassent nos modes psychologiques habituels de résistance. Il advient souvent, aussi, que certains phénomènes psychosomatiques, de même que certaines tendances récurrentes à tomber physiquement malade, disparaissent en tant qu'effet secondaire, imprévu, du traitement psychanalytique » (McDougall, Théâtre du corps)
Confrontée à des situations où les coordonnées de la technique analytique semblaient mettre en difficulté le processus thérapeutique avec des patients qui avaient choisi la psychanalyse même, j'ai essayé à comprendre ce qui se passe dans l'économie affective de ceux-ci, pour qu'ils arrivent à la difficulté d'investir la relation analytique d'une manière qui leurs permet de s'exprimer et d'aménager de façon contenante le cadre analytique. Il s'agit par excellence de personnes qui, confrontées à la moindre émotion, recourent à des conduites de nature addictive dans le sens le plus large du terme, en plongeant soit dans l'alcool, soit dans le travail, soit dans les relations sexuelles. En travaillant avec ce type de personnes, j'ai découvert qu'elles utilisent plutôt soit le corps soit des images corporelles pour exprimer leurs sentiments. Alors j'ai essayé à retrouver les origines d'un telle manière de fonctionner, et j'aimerais partager ici quelques résultats de mes recherches.
Le but du comportements addictif sera de mettre à l'écart les affects qui dépassent la capacité de tolérance de l'individu. Dans la structure mentale de l'addictif les défenses sont de nature archaïque y compris la somatisation. L'affect lui-même à une grande partie somatique qui peut à tout moment prendre le contrôle. McDougall parle de la „dispersion” de