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« Dans quelle mesure convient-il de tenir compte de la continuité psychique dans la vie des générations successives? De quels moyens une génération se sert-elle pour transmettre ses états psychiques à la génération suivante? »
Freud, qui a approché dans ses recherches particulièrement l'économie névrotique, a envisagé la dépression surtout sous son aspect psychotique (mélancolie), dans la relation avec l'angoisse (et sa théorie) et sous l'angle de la pulsion de mort. Il nous semble utile de rappeler au préalable les distinctions que Freud opérait entre deuil, mélancolie et dépression. Pour lui, le deuil normal se rapporte à une difficulté de remplacer l'objet aimé par un nouvel objet, la mélancolie porte sur une perte en soi de l'objet d'amour, alors que la dépression implique une impossibilité de trouver dans l'objet l'amour attendu.
Les premiers travaux psychanalytiques de Freud présentent l'inhibition génitale rencontrée dans la dépression ils montrent une parenté de la dépression avec la phobie ils décrivent la perte libidinale dans le deuil. Cependant, dans La science des rêves Freud découvre, à coté du refoulement, la répression, mécanisme de défense plus archaïque et moins sélectif qui opère une sorte d'inhibition globale et diffuse du champ affectif. Dans le cas