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« Parce qu'à la fin de la première séance on se doit de lire, de distinguer, de nommer… en un mot: de clôturer. Sinon, il n'y aura pas d'après (…) et pas d'avenir pour l'acte thérapeutique. Qui ne sait conclure la première séance avec un patient, le condamne à l'errance thérapeutique infinie »2
Pauline se présente en consultation fin mars 2006. Elle a 14 ans. Grande, blonde, les cheveux frisés, des lunettes très fines, l'air un peu triste mais déterminé, une détermination déconcertante. Je pense que ses parents doivent arriver, non, elle est venue toute seule après avoir téléphoné au Centre pour prendre un rdv, le plus vite possible. En février 2006 Pauline change brusquement de comportement: après une altercation avec sa mère, elle va chez ses grands parents maternels, revient chez sa mère, repart chez une copine, prétend ne plus vouloir rentrer chez elle donc contacte le « Point Jeune » qui l'accueille. « Point Jeune » informe les Services Sociaux. Puisqu'elle soutient ne plus souhaiter habiter chez aucun de ses parents, on lui trouve une place dans un internat et elle change d'école en cours d'année. Les week-end elle retourne chez une tante paternelle. Tout cela du jour au lendemain.