You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le livre d'Irena Talaban, psychanalyste et écrivain, (Terreur communiste et résistance culturelle, Les arracheurs de masques, Paris, PUF, ), récemment traduit en roumain (Teroare comunistã °i rezistenpã culturalã, Experimentul Pite°ti, EFG, ), est un livre de psychologue clinicien, de psychanalyste aussi. Ecrit d'une manière vive et rigoureuse à la fois, ce livre est la thèse de doctorat soutenue par l'auteur en mai 1998. Le directeur de thèse, le professeur Tobie Nathan, a été aussi le superviseur d'Irena Talaban pendant de nombreuses années. L'auteur, née en Roumanie en novembre 1951, en pleine installation du système communiste et de l'expérience Pitesti, a connu ce monde totalitaire de l'intérieur, à travers les silences de sa famille, mais aussi à travers ses études de psychologue, sa propre expérience psychanalytique clandestine, celle avec ses patients. Obsédée à la fois par le système et par les mécanismes psychiques profonds, par les pérégrinations de sa famille maternelle et par sa propre émigration, Irena Talaban se place, assez tôt, dans la perspective du chercheur. « Le phénomène Pitesti » ou « l'expérience Pitesti » est un laboratoire du système communiste. Laboratoire du traumatisme délibérément organisé pour produire une métamorphose de l'identité, une mutation, à savoir: la transformation d'une personne en « homme nouveau ». En s'attaquant aux liens familiaux, d'amitié, de groupe social, de groupe ethnique, culturel, à la langue roumaine, aux rituels chrétiens, aux prières et aux ancêtres, les communistes ont cassé, un par un, les contenants sans lesquels les