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Dans ce travail nous nous proposons de nous confronter à la question du rǒle de la haine dans la problématique anorexique. Ceci nous conduira à prendre en compte l'impact du bouleversement pubertaire et de la fragilité narcissique qu'il entraǐne
Le thème de la haine m'a conduite à associer des situations cliniques qui concernent deux problématiques anorexiques de gravité et d'approches thérapeutiques différentes. Le surgissement de cette dimension de la haine s'inscrit dans le déroulement de la première rencontre. Dans la demande, l'objet et, — la psychanalyste dans un cas — ou l'institution soignante dans l'autre, se trouvent expulsés.
Je reçois Claire, 13 ans, avec sa mère, suite à la demande de rende-zvous faite par la mère devant l'aggravation de l'anorexie de sa fille. Il était convenu que je recevrais la jeune fille seule si elle était d'accord dans un rendez-vous ultérieur. La mère m explique la situation familiale et ses inquiétudes pour l'état de santé de sa fille dont l'anorexie s'aggrave malgré une période d'éloignement qui avait été souhaitée par la jeune fille. Claire, pendant ce moment de l'entretien avec sa mère, est attentive, silencieuse sans manifester d'hostilité. Je lui demande si elle souhaite ajouter quelque chose à ce qui est dit. D'une voix calme et presque douce elle