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F. Petrella nous invite à réfléchir grǎce à la multiplicité des niveaux de sa riche intervention, à ce que provoque les transformations qui prennent place à l'intérieur d'un groupe de patientes présentant un symptǒme par excellence en deçà des mots et des capacités de représentation qui les sous-tendent.
Je reviendrai sur le concept de tolérance auquel F. Petrella a accordé une place de choix, mais je veux dès à présent souligner combien j'ai été impressionnée par la dynamique qui a permis d'aller de l'organisation psychique groupale, si on me permet cette expression, à l'organisation psychique individuelle, celle de l'observatrice en premier lieu et celle de la thérapeute en second.
Le premier point de réflexion que je voudrais souligner concerne le rapport profond - et dans ce cas la résonance profonde - qui prend place entre le groupe des patientes et non seulement le groupe des thérapeutes, mais également avec chaque personne qui se situe face aux patientes afin de les « écouter » vivre devant elle. Je commence par l'observatrice qui me semble occuper une place centrale dans cette expérience. Il n'y a pas: le groupe d'un cǒté et l'observatrice de l'autre; car l'observatrice elle-měme est un groupe à elle toute seule, étant donné que toute psyché humaine est constituée d'un ensemble groupal: celui des parties de son moi et de ses objets internes, sans compter ce continent narcissique primaire sur lequel j'ai toujours plaisir à revenir, celui qui se situe au centre de ce qu'on nomme la pulsion de mort, le moi-narcissique.
Lorsqu'un analyste rencontre un patient, nous pourrions dire également, dans cette perspective, que nous assistons à la rencontre entre deux groupes qui sont, eux, intra-psychiques. Quelle scène commune se constitue