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Président de séance: Patrice Huerre, Annaik Fève
Adrian Monoranu: Des pensées indésirables
Matei Georgescu: La haine et la laide. Elections (pseudo-esthétiques) dans la théorisation de la haine.
Depuis la «névrose en tant que négatif de la perversion» à la «névrose érotique ». La perversion fait partie du champ de réflexion psychanalytique en tant qu'élément explicatif de l'organisation névrotique (le primat du génital représente une emprise et une intégration de pulsions partielles; le développement psycho-sexuel est une marche assidue qui laisse derrière elle des sources de conflit jamais éteintes, des fixations prégénitales équivalentes à la perversion, comprise ici comme attachement tenace à un objet partiel). La perversion en tant que symptǒme (et non pas fixation libidinale en tant que contenu inconscient), à commencer par une réflexion sur le fétiche, cherche sa logique dynamique, l'angoisse qui l'engendre et le mouvement défensif qui s'y oppose. La perversion s'avère ětre une solution pour l'angoisse, et non pas une source de l'angoisse.
Le fétiche. Protection et triomphe sur l'angoisse de castration, il repose sur un mouvement que Freud, en 1927, dans «Sur le fétichisme», distingue
du refoulement: «Si nous nous proposons de mieux distinguer les vicissitudes de l'idée et de l'affect, en réservant le mot allemand «verdrangung» (refoulement) à l'affect, alors le mot allemand correct pour les vicissitudes de l'idée serait «verleugnung». Le plaquage de l'angoisse ne relève pas de la négation du réel, mais du rejet de la signification du fait réel. La différence entre les sexes et entre les générations représente des faits sans conséquence sur un territoire de sécurité et de plaisir que le fétiche délimite. La sécurité et le plaisir soutenus par la conviction que l'isolement du réel est possible. Comme la mort, la castration est quelque chose qui n'arrive qu'ailleurs (aux autres). Ce qui implique « je ne suis pas comme les autres».
L'intolérable scène primitive. La