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Pour introduire cet exposé je voudrai d'abord donner une première réponse, immédiate, à la question posée dans le titre. Pourquoi parler de violence en psychoanalyse? Parce que, à mon avis, d'habitude on n'en parle pas assez.
Le terme de violence qui, dans ce colloquium, apparaǐt relaté, dans son acception la plus vaste, au monde de la théorie et de la pratique psychoanalytique, fait entrevoir toute une série de réflexions possibles.
Dans mon exposé j'en choisirais une qui renvoie à l'étude de la presence d'une forme particulière de violence que je considère comme ubiquitaire, dans des formes plus ou moins manifestes, soit dans la formation des differentes organisations pathologiques psychiques, soit dans les interventions therapeutiques mises en acte pour les résoudre. Il ne s'agit donc pas, nécessairement, d'une forme de violence bruyante et manifeste, mais d'une force subtile et latente, capable d'imposer sa loi et son influence transformative, dans le fonctionnement psychique, d'une façon silencieuse et progressive dans le temps.
Cette acception particulière du terme « violence » nous renvoie au changement que la notion de trauma a eu dans le temps dans la théorie psychoanalytique. Chez Freud cette notion passera progressivement d'une première signification, en quelque sort provisoirement hérité de Charcot,