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L'ami Salomon Resnik, comme dans son habitude, nous a donné un exemple très articulé et sensible de ce qui peut signifier une clinique psychanalytique de la violence.
Pour lui les manifestations de la violence peuvent ětre étudiées et traitées soit dans la pathologie individuelle de l'enfant ou de l'adulte, soit à l'intérieur de la relation analytique, ou dans l'analyse de groupe, ou on peut observer le mouvement collectif de la haine, dans une dimension qui n'est pas trop dispersée.
Salomon Resnik a développé une sémiologie psychanalytique, qui prolonge l'observation psychiatrique, comme voulait Freud, mai qui fait une libre référence à plusieurs modèles post-freudiens, de Melanie Klein, d'Esther Bick et de Bion. Il ne dédaigne pas non plus une observation psychanalytique en dehors du setting traditionnel, dans les institutions de la psychiatrie et parfois dans l'observation extemporanée d'une crise psychotique d'un ami et collègue. Il m'est difficile de discuter sa vision clinique, que je connais bien et avec laquelle je suis tout à fait d'accord. La violence acceptable d'une polémique scientifique serait bienvenue et pourrait engendrer un contraste profitable; mais comme Resnik le sait, il n'est pas possible pour moi dans son cas. Je me bornerais donc à souligner des aspects qui m'ont frappé dans son exposé si vif et riche.
Le mouvement destructeur et une violence qui pourrait ětre meurtrière dans certaines cas, peuvent avoir dans la réalité clinique les sources les plus disparates. Un cas typique et surprenant, que la psychanalyse a toujours souligné, est représenté par un sujet adulte, douée de la force de l'adulte et qui a un Moi fragile et infantile comme celui d'un bébé. Il vient à mon esprit le célèbre mot de Diderot cité par Freud: « Si l'enfant avait la force de l'adulte, il tordrait le cou à son père et coucherait avec sa mère ». L'état