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Le point de départ de ce travail est un fragment du roman de Dostoïevski Les Frères Karamazov. Le fragment est placé, du point de vue chronologique, entre le meurtre du père Karamazov et la discussion de son fils Ivan avec le fils illégitime Smerdiakov, à la suite de laquelle le premier réalise qu'il avait participé inconsciemment au crime du second. La scène décrite semble ětre détachée du contexte, ce qui m'a permis de la traiter de manière relativement autonome. Elle représente les vécus d'Ivan face à un « moujik » inconnu, ivre, qui chantait dans la rue. Voilà le passage:
„Depuis un bon moment, Ivan Fiodorovich éprouvait inconsciemment une véritable haine contre cet individu; tout à coup il s'en rendit compte. Aussitǒt, il eut une envie irrésistible de l'assommer. (…) l'homme, en titubant, heurta violemment Ivan. Celui-ci repoussa avec rage l'ivrogne, qui s'abattit sur la terre gelé, exhala un gémissement et se tut. (…) “Il va geler, pensa Ivan qui poursuivit son chemin”*. [« Un val de ură ǐmpotriva betivanului răbufni inconştientǐn sufletul lui Ivan Feodorovici. O clipă mai tǎrziu,