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Président de séance: Dorin Bǐtfoi
Ruxandra Cesereanu: Le langage de la “haine de classe”
Irena Talaban: Idéologie et culture. Techniques de la rhétorique totalitaire.
Conséquences sur la parole et la pensée
Ştefan Borbély: Lenin, le violent
La crise et la détérioration du langage, tout au long du XXème siècle et du début du XXIème, sont liées aux violences politiques et quotidiennes, dont beaucoup d'entre elles sont marquées par “l'animalisation du conflit inter-humain” (comme l'affirme Alain Brossat dans Le corps de l'ennemi. Hyperviolence et démocratie, ). Les individus ne perçoivent plus leurs opposants comme des adversaires, mais comme des ennemis, d'où la pratique de la bestialisation linguistique du rival présupposé. L'imagerie animale est celle qui satisfait le plus puissamment les nécessités de punition linguistique des individus. Le registre-bestiaire a comme principal but l'humiliation et la ridiculisation de l'opposant, qui est portraitisé, dans la société contemporaine, moins comme un monstre que comme un animal abject, répugnant. La zoopolitique, observé par de nombreux analystes du phénomène, est l'objectif qu'il se donne. Il existe dans le discours violent de l'homme moderne et měme postmoderne une “logique zoologique”