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L'enfance de Lénine s'est vue drapée, dès la mort et l'embaumement de ce dernier, en janvier 1924, d'un panégyrique édulcoré destiné à suggérer l'humanité précoce du “titan” et l'exemplarité sans tache de sa biographie. “Notre conducteur” - comme l'écrit sa sour A. I. Oulianova, dans Enfance et adolescence de V. I. Lénine (Copilăria lui V. I. Lenin) était le troisième enfant d'une famille unie et heureuse. “C'était un petit garçon folǎtre et bruyant; aux petits yeux marrons, joyeux et pleins de vie. Il a commencé à marcher pratiquement en měme temps que sa sœur Olia, qui avait un an et demi de moins que lui et avait fait ses premiers pas de bonne heure sans que son entourage ne le remarque.”* “Il apprenait facilement et avec plaisir” — déjà habitué chez lui au travail assidu et bien fait -, “il écoutait avec attention l'explication de la leçon en classe” et la mémorisait aussitǒt, il ne lui restait alors que très peu de choses à faire à la maison, où son père l'entraǐnait avec des exercices intellectuels supplémentaires, à l'écart de ses autres frères et sœurs. “En général, Volodia savait tout. Papa se mettait alors à l'interroger sur les mots latins d'anciennes leçons. Volodia répondait sans faire la moindre faute.”**