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Je pense que l'on peut dire et écrire beaucoup de choses sur la haine dans la culture et les raisons pour une telle entreprise sont plus que nombreuses. Il suffit de rappeler le métal du rideau de fer, extrait des camps de concentrations et d'autres nombreuses mines de l'abus, de la terreur et de la violence d'hier, qui nous sidère encore dans la manière dont, tentés par les sidérurgies infantiles, nous essayons de reconvertir les matériels, évidemment sans succès. Quels matériels? Dans la tradition d'Eugène Ionesco, j'ajouterais ici les 4 grammes de Fer de chaque victime exsangue, assez de matériel pour l'alliance qui certifie un mariage. Revenons au thème du jour, “La haine dans la culture” - j'ai choisi le dialogue entre Shakespeare et Ionesco et je comprends par ce dialogue pas seulement le miroir que la scène présente à la haine quotidienne, mais, pour rester dans la clé de Ionesco, déjà mentionnée, “Je vois le meilleur, je cherche le pire”*. J'essayerai de préciser quelques éléments qui, selon moi, sont relevants pour le présent.
“Lady Macbeth: J'ai allaité, et je sais combien il est doux d'aimer le petit enfant qui me tette; eh bien! au moment où il me souriait, j'aurais arraché ma