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Penser la haine ne suffit pas à nous protéger d'elle, et c'est tant mieux, car la haine est nécessaire. A condition que nous ayons les moyens de la contenir et d'élaborer la violence des mouvements pulsionnels qu'elle génère. C'est à ce prix qu'elle est tolérable et qu'elle peut alimenter la vie psychique en donnant accès à l'ambivalence. Si la haine ne s'épuise pas, la penser constitue néanmoins une des voies de sublimation de ce mouvement pulsionnel potentiellement destructeur. Ce colloque a montré que nous pouvions compter sur nos capacités à élaborer ces formes de violence si fréquentes dans nos sociétés humaines pour les dépasser. De ce point de vue, ce colloque est un succès.
Ce colloque s'achève en effet sur le sentiment d'un travail intense porteur de satisfaction et d'espoir. Ce succès, nous le devons d'abord à la volonté politique de l'Etat roumain d'offrir dans ce cadre magnifique du Palais présidentiel l'occasion d'un soutien à la psychanalyse, permettant d'envisager qu'une page de l'Histoire roumaine se tourne définitivement et que la liberté de penser soit fermement établie et garantie pour toujours ici měme. Le succès se mesure aussi par la participation importante des collègues roumains qui se sont inscrits et qui du début à la fin de ces trois jours ont montré par leur fidèle présence l'intérět qu'ils portaient à cette manifestation scientifique. La mobilisation des collègues psychanalystes de différents pays, ensuite, qui ont accepté d'apporter leur soutien actif à cette entreprise et qui nous ont donné sans compter pour que ce colloque soit particulièrement intéressant au plan psychanalytique. La qualité des communications