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L'apprentissage de la limite ne se différencie pas de l'élaboration de la position dépressive telle que la conçoit M. Klein: l'acceptation par le petit bébé, puis par l'enfant, de la barrière qui le sépare de sa mère et qui suscite en lui l'existence d'une dépendance par rapport à elle. En ce sens cette limite s'oppose à l'extension du narcissisme de l'enfant ou de son égocentrisme. La limite, lorsqu'elle est intégrée par le moi, permet à ce dernier de s'inscrire dans la réalité: externe et interne. Alors que lorsqu'elle est rejetée, l'enfant ne sort pas d'une position où il conserve l'illusion d'être au centre du monde. C'est en ce sens que l'émergence de la limite instaure l'existence d'une révolution copernicienne dans le monde des valeurs chez l'enfant.