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Le cœur de toute analyse est la relation transférentielle qui débute par des actions spécifiques à l'humour et s'arrête par un processus de séparation entre l'analysant et l'analyste, autrement dit, par un deuil. Abstraction faite de tout contexte thérapeutique, le tranfert peut être considéré comme une relation qui s'instaure entre deux personnes, dont une au moins est adulte. Dans le cadre analytique, l'un des participants, le patient, impose à l'autre, le thérapeute, divers rôles que celui-ci doit accepter. Je compare ce jeu à l'humour, car, comme dans l'humour, le patient, en fonction de ses représentations, fait abstraction de l'objet (le thérapeute) dans son ensemble, en lui attribuant des caractéristiques négatives, ou sans aucun lien avec sa personnalité, mais qui s'imposent au détriment de l'ensemble de celle-ci. Dans la séparation d'avec l'objet, il s'agit de s'en différencier, c'est-á-dire se «désidentifier», ce qui se fait par le travail de deuil, mais aussi par l'humour.
Dans mon article je me propose de montrer les points de ressemblance, mais aussi les différences entre l'humour et le deuil, qui sont deux facettes du processus de symbolisation qui opère dans la relation d'objet.