You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je remercie mon collègue, Alfred Dumitrescu, pour le défi que constitue la discussion de son exposé, défi lancé d'emblée au lecteur/public, le mot d'esprit et la problématisation scientifique faisant d'emblée partie de son style; son discours oral/écrit en porte la marque, qui rend ce discours si reconnaissable par ceux d'entre nous qui le lisons/écoutons depuis de nombreuses années (du XXe mais aussi du XXIe siècle), sans manquer d'en être chaque fois surpris. Ce qui surprend c'est son style même, style de pensée et d'expression (et j'utilise ici le mot surprendre dans son sens étymologique: sur prendre, enlever) qui rejoint W.R.Bion du côté du saisissement et du caractère non saturé de ses formulations, lesquelles incitent à l'exploration, à la recherche, à l'investigation,á la curiosité, dans le registre K (la compréhension), tout en restant dans la matrice LHK (avec - et + en même temps).
Alfred Dumitrescu nous invite à - ou, plus exactement, nous montre -, en premier lieu, un pseudo-rêve. En grec, (et l'auteur fait allusion aux ruelles des villes grecques antiques), pseudo signifie faux, pas vrai, trompeur, fallacieux, frauduleux, inauthentique.
L'auteur a-t-il fait un rêve? Non, dirais-je, et, en même temps, oui. Car il s'agit bien d'un rêve diurne, d'une rêverie, née dans les confins de la réalité psychique, rêverie subjective, figurative, composée, créée, inventée