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L'attention portée aux rěves occupe un point central dans la psychanalyse, et leur interprétation est consubstantielle à la méthode psychanalytique, la seule qui ne mette en jeu que le déchiffrage de leur signification, leur rôle dans l'exploration de l'inconscient, sans leur attribuer des significations dépassant la nature humaine.
Freud propose, pour la première fois dans l'histoire de la culture, une méthode d'interprétation des rěves, sans utiliser des signifiants occultes qui dépassent la capacité de création physique de l'ětre humain. Il éclaire ainsi la manière dont nous pouvons aboutir à des créations qui peuvent, aussi, nous apporter la joie ou la peur. C'est la réalité du rěve, qui peut dépasser l'espace intra psychique, vers l'espace inter psychique, ou měme social. Et il y a, dans l'histoire de l'humanité, nombre de moments où les rěves ou les cauchemars de quelques uns se sont imposés dans la vie des autres, avec un coût énorme, pour des générations.
Dans l'histoire d'une psychanalyse, les rěves sont présents dans la mesure où l'espace créé ou co-créé permet leur développement et leur fournit l'accès non seulement à la connaissance et à la compréhension de la réalité psychique, mais aussi à l'exploration et au développement d'une sorte d'«ětre». Un «ětre» construit, créé, chez qui la liberté et la capacité de création psychique, d'expression personnelle, autrement dit la capacité de symboliser, permettent l'accès à des signifiants qui s'auto génèrent, à la fois dans l'espace intra psychique et inter psychique.
Mais qu'arrive-t-il lorsque le rěve devient impossible d'ětre rěvé? Lorsque la réalité externe ne permet pas la construction de cet espace? Lorsque l'espace du cabinet est envahi par des «non rěves»? Quelle peut ětre la solution? De quelle façon les deux protagonistes de la situation analytique,