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La cruauté, qui n'est pas un concept psychanalytique, apparaît sous différentes figures dans l'œuvre freudienne. Elle est d'abord prise dans le courant sexuel, comme éphémère «pulsion-de-cruauté», partielle, ou comme une «prédisposition» chez les enfants facilement cruels, qui doit ětre endiguée et refoulée par la morale et le travail de culture, avant d'apparaître comme cruauté du ça chez le névrosé obsessionnel, ou comme cruauté du surmoi dans la mélancolie. Se détache-t-elle de ce courant sexuel, sous l'effet du narcissisme, pour devenir une forme, sinon une figure, de la pulsion de mort, ou encore un excès de destructivité?
La notion de cruauté tire du moins sa valeur «analysante» de ces tâtonnements freudiens, qui amènent à souligner sa proximité mais aussi sa différence avec l'emprise, le sadisme, la haine et la destructivité.