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Je partirai, pour cette discussion de l'exposé du Professeur Roussillon, du processus de symbolisation primaire et je m'attarderai sur quelques questions concernant les conditions et les prémices nécessaires à la réussite de ce processus.
Dans son article «Symbolisations primaires et secondaires», publié dans «La Revue de Psychanalyse de l'Association Psychanalytique de Madrid», R. Roussillon interroge, pour commencer, la notion de «auto-poïésis», introduite en 1972 par le biologiste chilien Francisco Varela ainsi que celle de «trace mnésique perceptive» proposée par Freud dans la lettre à Fliess du 6 décembre 1896. De plus, au delà de l'affirmation de la similitude des deux concepts, R. Roussilon évoque celle, professionnelle, entre les deux spécialités, celle de Varela et celle de Freud: la biologie et la neurologie. Ce qui, dans le contexte de la discussion sur le rěve et la symbolisation, qui nous occupe aujourd'hui, permet d'introduire la réalité du corps dans l'analyse des processus de symbolisation. Il s'agit là, plus que des prémices de ce processus ou d'une source pour le matériel à élaborer, d'une réalité corporelle investie de la capacité à symboliser, à l'origine měme du processus.