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Je proposerai dans mon intervention une série d'hypothèses issues de ma pratique et de recherches antérieures, susceptibles de répondre à des situations d'impasse.
Au-delà de la distinction névrose/état-limite/psychose, nos patients témoignent d'une difficulté à se sentir exister vraiment et à élaborer la complexité d'un trouble où l'on trouve à la fois des fonctionnements limites et une conflictualité oedipienne déformée. L'intervention de “reconnaissance” qui consiste à nommer, au bon moment dans la trame du travail interprétatif, ce que ressent le patient, peut s'avérer efficiente. Ceci introduit à une réflexion sur la méthode associative, qui comporte une dimension de traitement des tendances dissociatives, à condition que l'analyste sache mettre en jeu ses propres associations libres dans un échange avec celles du patient. La méthode fondamentale est capable d'accompagner la régrédience topique propre aux fonctionnements limites, et de déjouer le risque d'impasse de cures en processus dépassé, ou en arrêt sur des traumatismes irreprésentables.
Une illustration clinique est fournie et discutée.