You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Qu'est-ce qui mobilise le processus analytique lorsque celui-ci connait un moment d'impasse?
Qu'est-ce qui le fait sortir de la stagnation et le réintroduit dans sa propre temporalité, fait qui signifie à la fois qu'il se dirige vers sa propre fin?
Je remercie F. Coblence pour sa contribution sur la thématique de l'impasse à travers cette illustration clinique, qu'elle aborde dans plusieurs perspectives. Cette approche, que l'on peut appeler “polyphonique” des facteurs qui mobilisent le processus analytique, correspondrait à la surdétermination dont parle Freud à propos des actes et formations psychiques (Totem et Tabou, 1912-1913).
En 1905, dans Mes vues sur le rôle de la sexualité dans l'étiologie des névroses, il affirmait déjà que la pathologie présuppose l'action d'une multitude de facteurs “qui se renforcent réciproquement” (p. 37) et que, sous cet aspect, l'état de maladie ne diffère pas de l'état de santé.
Comme premier repère dans le redémarrage de l'analyse de Lucie nous avons, d'une part, le rêve de la patiente - source interne exemplaire avec sa fonction que Bernard Chervet appelle “anti-traumatique et régénératrice”, qui fournit de l'intérieur la perception d'un “néo-monde” en partant des