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(Rapport à la première Conférence des Psychanalystes de langue française, Genève 1926.)
Le sujet de mon rapport était à l'origine : la schizonoïa, mais une erreur d'impression sur le programme de notre congrès en a fait : la schizophrénie. Vous me permettrez, peutêtre, pour concilier les choses, de parler et de la schizophrénie et de la schizonoïa puisque ces deux problèmes me semblent intimement liés l'un à l'autre.
C'est en étudiant certains schizophrènes que nous sommes arrivés à construire notre théorie de la schizonoïa, théorie dont l'accouchement nous a été possible grâce aux efforts de Pichon et de Codet, qui ont apporté à mes pensées la clarté sans laquelle elles n'auraient pas été viables. Inutile de dire que nous n'avons pas eu la prétention de résoudre le problème de l'origine des états schizophréniques. Nous ne voulons pas tomber dans l'erreur si fréquente d'apporter des affirmations dogmatiques ne s'appuyant que sur des preuves insuffisantes, de vouloir faire rendre à ces dernières plus qu'elles ne peuvent. Pour bien des raisons, la théorie de Bleuler d'après laquelle la schizophrénie serait une Prozesspsychose, c'est-à-dire un processus organique, ne nous a pas satisfaits. Nous avons, l'impression que cette affirmation n'est pas suffisamment étayée et nous avons senti le besoin de voir s'il n'y avait pas d'autre