You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Messieurs, j'ai ressenti un grand plaisir en entendant M. Hesnard protester contre la distinction absolue qu'on fait trop souvent entre les maladies organiques et les maladies psychogènes. Je reconnaissais là une de mes opinions favorites ; malheureusement, lorsqu'il est passé au développement de cette pensée, j'ai cessé d'être d'accord avec lui. L'instinct, tel qu'il nous le présente, me paraît une conception bien vague, et je comprends mal ce que M. Hesnard veut dire quand il l'appelle une force matérielle.
Ce n'est pas en introduisant des entités plus ou moins mystérieuses qu'on abolira la distinction du psychogène et de l'organique. Pour moi, c'est sur le terrein, modeste mais solide, des faits que je veux me placer.
Connaître quels rapports existent entre le psychique et l'organique, ce serait avoir résolu le problème métaphysique. Peut-être pareille œuvre dépasse-t-elle les forces humaines ; en tout cas, à l'heure actuelle, elle n'est pas accomplie. Les faits psychiques et les faits organiques nous ont montré bien des fois un certain parallélisme; mais sur la nature, le mécanisme dudit, nous sommes complètement ignorants, ei il importe que nous ne nous cachions pas cette ignorance, car la science ne vit que de sincérité.
L'investigation somatique et l'investigation psychologique doivent donc être considérées comme parallèles. Nous avons toujours le droit