You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je ne trouve pas inutile la tentative courageuse de M. Odier, qui permet probablement d'expliquer plus clairement que le schéma de Freud certains cas particuliers — comme ceux dont le rapporteur vient de donner les si intéressantes observations. Mais en cherchant à créer de nouveaux termes et même à substituer de nouvelles notions à celles de la théorie psychanalytique originelle, M. Odier s'expose à des critiques. Assurément ce n'est qu'après de longues méditations psychologiques que ces critiques pourraient être utilement exprimées. Mais d'ores et déjà les idées de M. Odier me paraispassibles des reproches que voici :
Tout d'abord sa notion nouvelle du surça est bien obscure. On conçoit fort bien, dans le schéma freudien, le rôle d'un surmoi, c'est-à-dire. d'une instance supérieure, édifiée comme au-dessus des jugements et tendances de la personnalité-noyau et capable, en vertu d'influences précoces émanées de la constellation parentale puis perfectionnées par la culture sociale, d'en inhiber ou d'en condamner les décisions ou les impulsions ; il y a là comme un élargissement de la censure, fonction inconsciente dans son mécanisme mais participant à la personnalité elle-même et, de ce fait, susceptible de se charger de toutes les énergies instinctives neutralisantes de l'idéal, — que celui-ci soit archaïque ou élémentaire ou qu'il soit d'un ordre éthique et moral plus élevé… Mais qu'est-ce qu'une instance n'ayant aucun rapport d'origine avec le moi, avec la personnalité, et édifiée uniquement sur une complication de l'élément anodine, extra-personnel de l'esprit? En quoi diffère-t-elle du ça lui-même ? Et a-t-on avantage à concevoir un système psychique de ce genre en même temps d'une grande complexité (puisque renfermant