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(Communication à la Société Psychanalytique de Paris, 30 novembre 1926.)
Je ne rentrerai pas dans les détails des discussions savantes» des considérations spéculatives auxquelles a donné lieu la question du surmoi dans la littérature psychanalytique. Ceux d'entre nous qui ont assisté à la conférence bien documentée de notre ami Odier, concernant la même question, savent bien combien il est difficile de ne pas se perdre dans la foule des problèmes qui ont été mis sur le tapis par les différents auteurs ayant traité le sujet. Je m'efforcerai simplement de vous donner une idée de ce que peut être le surmoi et de démontrer quelle valeur pratique peut avoir la compréhension de son rôle, pour le traitement de certains malades. J'ajouterai d'ailleurs qu'il né m'a pas été facile d'arriver à des idées susceptibles de satisfaire pleinement ma curiosité, et que j'ai parfois été obligé de faire appel à des théories personnelles, pour pouvoir me réprésenter ce que pourrait être l'organisation de ce surmoi et son fonctionnement.
Mes théories personnelles, je vous les donne pour ce qu'elles valent, sans vouloir prétendre qu'elles soient les seules possibles. Toujours est-il, que je n'ai pas pu me tirer d'affaire sans y avoir recours.
Freud dans un petit travail sur la psychanalyse pratiquée par des non médecins a défini le surmoi d'une façon fort simple. Voici ce qu'il dit : « Les faits nous ont obligé de supposer que le moi conscient comprendrait encore une autre partie, que nous avons appelé le surmoi (Ueber-Ich). Ce surmoi joue un rôle spécial dans le fonctionnement des rapports entre le moi et le ça (Ich und Es), ou, si l'on veut, entre le conscient et l'inconscient. Le surmoi fait partie du moi, participe