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Nous voulons attirer ici l'attention sur la nouvelle et féconde explication que la Psychanalyse permet de donner du phénomène décrit en Psychologie sous le nom de « Dépersonnalisation », par M. Dugas, et auquel conviendrait plutôt, comme nous l'avons déjà rappelé, le terme de : « Sentiment de Dépersonnalisation » (1). Le fait ainsi dénommé est en effet puresubjectif et ne consiste nullement dans une altération, réelle, objective, de la Personnalité. Il n'est, comme l'ont fait remarquer depuis longtemps les grands psychologues Taine et Th. Ribot, qu'une variation du sentiment du Moi, qu'une impression illusoire ressentie par le malade qui s'analyse ; impression qui disparaît dès que, son attention se fixe sur la réalité extérieure.
Les sentiments de dépersonnalisation se rencontrent avant tout dans les états psychasthéniques. Ils dérivent des sentiments d'incomplétude générale, bien décrits par P. Janet, que présentent les malades justiciables de ce diagnostic. On les appelle parfois «sentiments d'étrangeté de la perception » lorsqu'ils ont trait aux impressions que le sujet éprouve vis-àvis des choses extérieures, en réservant habituellement l'étiquette de « sentiments de dépersonnalisation » à ceux qui concernent la personne, physique ou mentale, de l'individu.
On les rencontre aussi, sous une forme généralement plus aiguë, paroxystique et transitoire, chez les simples anxieux (non forcément douteurs, scrupuleux, honteux ou obsédés). C'est surtout chez ces derniers malades que nous les avons, à