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Nous signalons à nos lecteurs ce recueil dans lequel ils trouveront étudiées beaucoup de questions susceptibles de les intéresser.
M. Flournoy y montre, par une observation clinique d'un grand intérêt, la psychogénèse d'un délire de persécution : progressivement sont expulsées hors de la personnalité les tendances affectives que le je réprouve. Elles sont interprétées par lui comme extérieures, et il n'y intervient plus que comme un témoin, mais un témoin qu'on persécute parce qu'il en sait trop long. Le sentiment d'être persécuté n'est donc que l'expression de l'impuissance du je à se soustraire tout-à-fait à l'effet des tendances qu'il ne veut pas reconnaître.
M. Hesnard étudie, par des voies psychanalytiques, le mécanisme psychogénétique des psychoses délirantes chroniques. Deux très intéressantes observations sont la base clinique de ce travail, par lequel l'auteur montre que l' « automatisme mental » a ses racines dans la vie affective inconsciente. M. Hesnard critique l'ingénieuse théorie de M. Guiraud sur. la cœnesthopathie dystonique (avec lésions sous-thalamiques et tubériennes) comme cause des délires chroniques. Cette théorie n'explique nullement le contenu de la psychose. Au contraire, ce contenu s'explique fort bien par des considérations psychogénétiques : les tendances affectives refusées étant ainsi libérées, les instincts les plus répugnants peuvent se donner' libre cours dans la partie ségrégée du psychisme.
M. E. Minkowski montre, sur un cas de délire d'influence, quels précieux bénéfices la médecine retire de la convergence des méthodes. Clinique traditionnelle, psychanatyse, étude des constitutions et phénoménologie lui fournissent autant de points de vue d'où il obtient de nouveaux aperçus sur la maladie. Au point de vue psychanalytique il faut retenir que, d'accord avec M. Ceillier, il admet la grande parenté entre le processus du refoulement et celui du délire d'influence.
En somme, il me semble que les articles respectifs de MM. Flournoy, Hes