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La Commission. Linguistique élue à Genève par la première Conférence des psychanalystes de langue française s'est réunie à Paris le 29 mai 1927.
Présents : MM. Codet, Hesnard, Odier, Pichon et R. de Saussure. Sur la prière des membres de la Commission, Mme Sokolnicka avait bien voulu se joindre à eux pour cette séance.
La séance est ouverte à 15 heures et demie. Est élu président de la Commission : le docteur Edouard Pichon.
L'on fixe d'abord les buts que la Commission doit se proposer. M. de Saussure pense qu'il serait désirable que fût fait un dictionnaire complet, dans lequel on trouverait non seulement la correspondance des termes psychanalytiques dans les différentes langues, mais encore un historique précis de l'évolution de chaque notion. La Commission en convient, mais il est décidé que d'abord, pour déblayer le terrein, on se contentera de constituer une nomenclature française par articles : chaque article comprendra le vocable français, son correspondant allemand entre parenthèses et une définition courte et claire du terme.
Le premier terme envisagé est l'allemand Verdrängung. On décide d'en conserver la traduction refoulement, actuellement acceptée par tous. Pour la définition de celui-ci, on prend pour point de départ le passage de « Le Rêve et la Psychanalyse » où MM. Pichon et Laforgue opposent l'un à l'autre le refoulement et la répression, et définissent le refoulement : « le mode inconscient d'expulsion des désirs ». Toutefois, M. Hesnard critique le terme expulsion, les éléments