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Landauer : Automatismes, Névroses d'obsessions et Paranoïa. — Cette communication, faite en septembre 1925 au Congrès de Hombourg, est intéressante parce que Landauer a été l'un des premiers à insister sur les rapports qui existent entre le besoin d'autopunition et les automatismes. Chaque acte automatique est une dégradation de l'énergie psychique, une victoire des instincts de mort déclenchés par la tyrannie du surmoi.
On trouvera dans cet article deux observations qui illustrent les vues théoriques de l'auteur.
Alexander : A propos de la théorie des névroses d'obsessions et des phobies. — Depuis le moment où, pour la première fois, Freud et ses élèves ont décrit les principales névroses, la psychanalyse s'est développée. Notamment la théorie du moi, du surmoi et du ça a pris une importance considérable et il est nécessaire de reviser de ce point de vue les anciennes descriptions.
C'est ce qu'Alexander a entrepris dans un ouvrage actuellement sous presse, intitulé : « Psychanalyse de la personnalité ». L'article de la Zeitschrift n'est qu'un extrait de ce volume.
Le fond de la théorie psychanalytique des névroses reste le même. L'auteur considère toujours que le symptôme nerveux est l'expression du matériel refoulé et qu'il sert d'exutoire à des tendances étrangères au moi. Par contre, il tente d'expliquer de façon originale les mécanismes génétiques du symptôme.
Freud admet que les pulsions à caractère obsédant viennent de tendances qui blessent notre morale, ou encore qu'elles peuvent être des surcompensations de sentiments éthiques. Le conflit se passe entre le ça, qui cherche à exprimer ses tendances brutales instinctives, et le surmoi, autre instance inconsciente, qui exige du moi des actes automatiques de surcompensation (besoin de se laver, besoin de rectifier). Dans cette lutte, le moi reste impuissant et spectateur.