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Sommaire. — Ellis : La conception du narcissisme. — Housse : Questionnaire psychosexuel. — Lorand : Phobie d'un cheval. — Cassity : Considérations psychologiques sur la pédophilie. — Lewis. La signification sexuelle d'anciens symboles chimiques.
Ellis : La conception du narcissisme. — Ellis nous rappelle d'abord les mythes qui s'attachent à la personne de Narcisse (voir l'ouvrage de Wieseler : Narkissos, 1856). Du temps des Grecs, ce n'est que tardivement que ce héros mythologique a symbolisé les tendances autocratiques. Au XVIIIe siècle, la légende de Narcisse a été reprise par l'Espagnol Calderon, puis par Mylton qui a décrit Narcisse sous des traits féminins. En 1752 se donne pour la première fois « Narcisse ou l'amant de lui-même », cette comédie que Rousseau aurait écrite à l'âge de 19 ans. Enfin, dans les temps contemporains, Juan Valera dans son « Genio y Figura » nous représente de nouveau Narcisse sous les traits d'une femme.
Ce n'est qu'à la fin du xrxe siècle que les médecins commencent à étudier ces tendances décrites depuis longtemps par les littérateurs. Nicefero, en 1897, les analyse sans leur donner de nom; Moll, en Allemagne, les signale à la même époque, Féré publie son célèbre cas d'autofétichisme (L'Instinct Sexuel, Paris, Alcan ; Ellis enfin en fait une première étude systématique en 1898 (Auto-erotism and psychological Study, St-Louis Alienist and Neurologist, Tome XIX). Il propose le nom d'auto-érotisme pour ces tendances analogues à celles de Narcisse, que l'on trouve surtout chez les femmes et parfois chez certains hommes efféminés. C'est Näcke qui employa le mot de « narcissisme » pour la première fois dans un article paru en 1899 dans les « Archiv für Psychiatrie », Vol. XXXII, n° 13. Dans son étude de 1905 sur les trois essais de la sexualité, Freud ne parle pas encore du narcissisme. En 1910, dans sa seconde édition, il en parle seulement comme d'un stade dans le développement de l'homosexualité. Il pensait alors que l'adolescent s'iden